Alesia et dépendances

 

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Xavier Guichard

 

La page 37 d'Eleusis Alésia dont l'auteur Xavier Guichard, directeur de la Sûreté puis de la Police Judiciaire (1912-1932 , vice‑président de la société archéologique de France) comporte une contradiction, comme on l'a vu : la plaine des Laumes est à l'ouest du plateau d'Alise sur le plan, à l'est écrit X.Guichard dans son ouvrage, lourd de 500 pages et fort renommé.


Cette contradiction ne paraît pas avoir provoqué d'émotion particulière chez les lecteurs soit que ceux‑ci ne voient que ce qu'ils ont envie de voir (si on cite César) soit qu'ils fussent distraits.
Bien loin d'écarter d'entrée cet auteur ne convenait‑il pas de savoir qui il était. Le fait qu'il écrive que la plaine était située à l'est n'était‑il pas le signe d'une connaissance profonde du texte latin : en effet une des difficultés du sujet est la confrontation avec des spécialistes prétendant à sa maîtrise alors qu'ils n'en fréquentent que des traductions


Guichard, en somme d'une totale honnêteté, n'aurait pu s'exonérer de dire vrai (la plaine à l'est) cette exigence lui "échappant" malgré une volonté probable de ne pas exposer sa carrière archéologique au mécontentement des tenants d'Alise peu disposés à lâcher cette rente consacrée.
Il n'était pas interdit non plus d'être sensible au bien qu'en disait Simenon. I1 lui était très reconnaissant de l'avoir aidé au début de sa carrière. Il en parle avec chaleur : « ce que j'aime le plus dans l'ordre : ma femme, Alexandre Dumas père et Xavier Guichard ». II n'en restait pas moins que Guichard se trompait lourdement dans 1a page sans doute la plus appréciée de son ouvrage ; l'approche de sources moins partisanes devait remettre en question cette image favorable.
Simenon (Les Mémoires de Maigret) raconte que Guichard, coiffé de son melon, à découvert, avait marché seul sous les balles pour aller arrêter Bonnot (1912). L'autre version, sans les apprêts du roman, est que Guichard caché derrière un arbre avait assisté à l'affaire tandis que son collègue Joint assurait la réussite de l'opération.


Brutal, violent, lâche, fourbe selon l'extrême droite (mais celle‑ci n'hésitait pas à inventer si cela servait la bonne cause, la sienne, de l'aveu même de Léon Daudet) il ne vaut guère mieux selon la presse de gauche quoique l'anarchiste Almereyda (le père de Jean Vigo) écrive que ce n'était pas « un mauvais diable » et qu'il n'était pas brutal. Sa passion était la cartographie : il suffit de parcourir Eleusis Alésia pour s'en convaincre.

Son étonnante confusion sur une question importante d'orientation à propos d'Alise laisse mal augurer d'un ouvrage traitant de la disposition des sites revendiquant le nom d'Alésia dans une trame où leur présence s'explique par l'orientation particulière de lignes reliant les Alésia entre eux (Colomb s'est intéressé aussi à cette question). Quand on sait par ailleurs que César ne situe pas avec exactitude l'Irlande ou le sud‑est de l'Aquitaine on est excusable de rester réservé sur cette recherche.


Revenons à Guichard. L'ensemble de la presse d'Almereyda à Pujo salue l'incompétence d'un homme qui s'occupait de beaucoup de choses à la fois suivant des sources plus subjectives. Alors comment ce poste ? Il bénéficia semble‑t‑il d'appuis influents au sein de la police et de certains francs‑maçons selon Almereyda. I1 savait s'en accomoder. L'épisode Simenon plaide en faveur d'un bon jugement non dépourvu d'adresse. Vers la même époque (1936, il avait 66 ans) parut "Eleusis Alésia", enquête sur l'origine de la civilisation européenne", ouvrage souvent cité, difficile à trouver depuis longtemps. Colomb écrit (Vercingétorix p.20) “Mais ce n'est pas seulement dans le domaine de la Métaphysique que l'Occident était en avance sur l'Orient. Si nous en croyons X.Guichard, il le devançait aussi sur les routes de la Science pure et, principalement, de l'Astronomie”. Et aussi “Alors, étant donné que la Civilisation ligure est une des plus vieilles civilisations du globe, on est bien tenté de suivre Guichard jusqu'au bout de son raisonnement et d'admettre, avec lui, que la Science a été créée chez nous, en Occident, et non pas, ainsi qu'on l'enseigne couramment, en Orient. Je n'insiste pas, car la discussion nous entraînerait trop loin".  En effet. Guichard est représentatif de certains spécialistes d'Alésia. Trois traits sont remarquables : extrême ambition, position importante, compétence en deçà des limites qu'ils lui octroient.
L'archétype en est Napoléon III mais est‑il le seul ? Nisard ne dépare pas la liste ou tel ou tel oracle qui ne connaît de César que la traduction de Constans (1926) dont le travail est quelque peu sujet à caution.
Certains, sincères, ont le seul tort de s'emballer un peu vite: en annexe quelques pages de Colomb tirées du Savant Cosinus en résument plaisamment la démarche.
Carcopino est digne de cet aréopage où l'affirmation magistrale exclut toute forme indépendante d'interrogation.
Or Alésia n'existe pour l'instant que par l'image donnée par cette vision seule reconnue. Le regard crée l'image. Une dernière catégorie tout à fait honorable effectue des travaux prometteurs gâtés par des erreurs majeures. Ils méritent cependant le respect car leur bonne foi est grande et désintéressée.

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ELEUSIS ALESIA
Xavier GUICHARD

Le mont Réa est à l'Est et le village au Sud écrit Xavier Guichard mais la plaine des Laumes est à l'Ouest.
A l'Est était disposée la ligne d'infanterie gauloise (VII-69-5) traversée par la cavalerie germaine (VII-70-5) venant de la plaine donc de l'Est.

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Mise à jour le Lundi, 12 Avril 2010 17:30
 
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