Alesia et dépendances

 

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Jura, mais un peu trop PDF Imprimer Envoyer

Jura, mais un peu trop.

 

Cette étude n’invoque aucune exigence propre à la présence indiscutable d’Alésia au Beustiau (Blannay dans l'Yonne), de même qu'il est affirmé la présence de l'oppidum mandubien à Syam ou Alise. Cette étude ne dit pas autre chose que l'intérêt mérité pour un lieu qui jusqu'ici a laissé indifférent, haute colline au confluent de deux rivières (non des ruisseaux), devant lequel s'étend une plaine (dite champ de la bataille près du Montmarte. ( Mars, dieu de la guerre qu'on retrouve au champ de Mars à Paris où se livra peu de jours avant celle d'Alésia, la bataille de Lutèce). Tout cela pour placer un axiome grammatical didactique, 'in eo ipso loco quo reprehendit, immittit imprudens senarium " dont on acceptera sans doute cette traduction un peu large : "Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse". Cela permet aussi de suggérer que l'on n'aurait rien à riposter face à un refus si on affirmait, péremptoire, "Alésia c'était là " , ce propos c'est vrai un peu teinté d'hypocrisie(hommage du vice à la vertu. La Rochefaucauld) car s'il suffisait d'affirmer le refuserions-nous ?

Les inventeurs de Syam invoquent leur nombre et leur prolifération de même que le troupeau se flatte de montrer son chemin à la bergère. "0 fortunata mater qui habueis talios filios ."

Je n'arrive pas à concevoir la mauvaise foi de M. Berthier. Je préfère continuer à son sujet,en insistant sur son indépendance d'esprit et son courage ne fut-il pas confronté au jugement acerbe de Carcopino, s'opposant à la thèse officielle, arbitraire mais prébendée.

Enfin le lecteur attentif des Commentaires ne manquera pas de remarquer que la jonction de Labienus et César s'accomplit à Sens (VII-62). Peut-on imaginer que Vercingetorix fût très loin ? Qu'il vagabondait dans le lointain Jura attendant que César suive le chemin qu'il lui traçait hors de la route montante qui passait par Avallon (cf Benoist) à l'écart du Beustiau et du musée de la dite ville où sommeille la belle indifférence. (hypallage bien entendu). La solution alisienne à cet égard est plus vraisemblable bien qu'on ne voit pas comment 80.000 hommes et la cavalerie pouvaient s'entasser à Alise, un endroit fort accessible aux balistes de surcroît.
Sur une carte au 1/ 50.000e Syam n'est guère évidente alors que le site de Blannay se superpose parfaitement au portrait robot sur la carte au 1/25.000e et est bien visible.
Sens est le dernier endroit précis où César passa avant d'aller assiéger Alésia. Il livre bataille, la cavalerie gauloise est battue et d'autant plus qu'elle fanfaronnait avant le combat. Les Gaulois fuirent après avoir laissé une arrière garde (3000 hommes) qui furent exterminés par les Romains. Outre que cette arrière garde sacrifiée n'a pas beaucoup de sens pour fermer la route du Jura.
Mauvais début.

Les Gaulois sont découragés, César peut les anéantir quand il le veut. Mais non il commence une poursuite dont il pouvait faire l'économie pour affronter Vercingétorix précisément le jour où celui-ci occupe une position inexpugnable, ville des Mandubiens en général située en territoire Lingon. Et César pendant ce périple (à pied) ignorait où il allait ...


Que M.Berthier n'ait pas remarqué que le confluent de la Cure et du Cousin peut après tout s'expliquer : son attention était requise par le Jura, de l'autre côté de son quadrilatère. Oserait-on suggérer que gagner le Jura eût été pour César une perte de temps inexplicable alors qu'il pouvait écraser les Gaulois sans aller si loin et risquer un regroupement des gaules qu'il redoutait : lorsqu'il repasse la Loire après son échec de Gergovie : il renonce à la construction d'un pont qui lui aurait fait perdre du temps (Célériter le mot le plus usité sous sa calame) et aurait permis aux Gaulois de survenir.
Alise de ce point de vue est plus réaliste de même que le confluent de la Cure et du Cousin une quarantaine de kilomètres à l'ouest moins spectaculaire de loin mais inexpugnables. Le massif de trois petits monts ( Beustiau, Galimard, mont des plantes) est suffisamment vaste pour une armée de 80.000 hommes, bien alimenté en eau, inaccessible aux balistes.
Deux écoles méthodologiques s'affrontent à propos d'Alésia, l'une privilégie la région l'autre le site lui-même. Celle-ci recherche un lieu conforme à la description de César d'où l'ancrage de la région environnante. L'autre approche, à l'intérieur d'un périmètre possible tente de découvrir l'emplacement de l'oppidum. Dans le premier cas le Jura devient une évidence dans le second un bon connaisseur des Commentaires comme Napoléon III cherchera au sud de Sens mais ira élever sa statue, prémonitoire et fatale, là où la vue sera la plus spectaculaire mais absurde : Sedan  n'est pas loin d'Alise.

Deux remarques pour finir : Syam était sur la route de l'Italie mais César n'avait que faire de la route d'Italie. Imagine-t-on un instant, compte tenu de ses ambitions, qu'il allait retourner en Italie après sept ans de guerre dont le seul résultat aurait été de laisser la Gaule unie autour de sa révolte et alors qu'il pouvait anéantir l'armée de Vercingétorix, il le fit, quand il le voulait. Dans cette étude il a été question de la plaque de marbre (voir Plaque du temple Montmarte) qui est au musée d'Avallon. En l'occurrence ce serait tout à fait présomptueux de se flatter d'une quelconque découverte, c'est évident. Mais il est assez lamentable de voir que de prétendus chercheurs n'ont pas eu la curiosité d'aller consulter le livre de Victor Petit si bien documenté par ailleurs.

Mise à jour le Mercredi, 02 Novembre 2016 21:44
 
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