Alesia et dépendances

 

A propos d'Alésia

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Notice Préliminaire

 

En 52 avant J.C. la guerre des Gaules dure depuis 58. César entreprend sa 7ème campagne (sujet du 7ème livre des Commentaires). En face de lui se dresse un jeune Arverne, issu d'une grande famille, qui a servi dans l'armée romaine. Loin d'être écervelé, pas accessible au découragement comme ses compatriotes, il leur fait accepter une nouvelle tactique, peu conforme à leur tempérament, celle de la terre brûlée. La campagne commence fort mal pour les Gaulois. Leurs déboires culminent avec la prise d'Avaricum (Bourges) défendue malgré l'avis contraire de Vercingétorix. Les habitants sont presque tous massacrés, la ville mise à sac, Vercingétorix se replie vers Gergovie qu'il atteint sans que César, à la tête de la moitié de son armée, ne parvienne à l'en empêcher : César assiège la ville, attaque, échoue. Il décide alors de rejoindre son lieutenant, le très habile Labiénus, qui, avec l'autre partie de l'armée romain, a réussi dans sa mission, écraser les Parisiens. Labiénus retrouve César après trois jours de marche depuis Sens. Ici se situe l'événement sans doute le plus incompréhensible de la guerre des Gaules : Vercingétorix renonçant à sa tactique de la terre brûlé lance sa cavalerie contre les Romains. Ils la battent. Il se réfugie dans un oppidum proche, Alésia. Ces événements, compte tenu que Clermont-Ferrand (Gergovie) d'où venait César, est volontiers situé au sud de Sens, et que César écrit vouloir aller au sud, protéger la Province, et que ses affirmations devaient quand même être justifiées par les faits, auraient pu se dérouler aux environs d'Avallon si les spécialistes ne s'y refusaient au bénéfice de sites divers, antagonistes et très
dispersés. Vercingétorix, lui, vient de Bibracte.(L.VII-63). Vercingétorix pouvait soit de nouveau refluer sur Gergovie soit, dans les meilleurs délais, trouver un oppidum aux ressources
en eau évidentes et inacessibles à César. En effet celui-ci affectionnait, parmi les contrariétés qu'il infligeait à ses adversaires, les priver d'eau lors des sièges.

Le confluent de la Cure et du Cousin, un peu au nord d'Avallon (Yonne) offre cette possibilité : il est dominé par un petit massif abrupt, qui permet à ses occupants de défendre l'approche de la partie de ces cours d'eau qui le baignent contre l'ennemi.

 


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Dès l'arrivée de César devant Alésia la cavalerie gauloise affronte celle des Romains et se fait étriller : cet échec condamne la volonté gauloise de fuir Alésia, refuge en rien prémédité.

Y a t-il par ailleurs des indices confortant l'hypothèse ci-dessus ? Il en existe quatre qui retiennent l'attention :

a) L'ensemble du site correspond à la description de César.

b) A cet endroit se situait un très beau temple, construit sous Dioclétien trois siècles plus tard (245-313). Or ce type d'édifice se voyait généralement en ville et non en pleine campagne. Cette présence infère la commémoration d'un événement y trouvant sa reconnaissance.

c) Au musée d'Avallon repose une plaque de marbre en mauvais état trouvée dans les ruines du temple. On peut y lire l'inscription suivante, telle qu'elle a été reconstituée :

DEO MERCURIO (?) EX STIPIBUS ET CURA JULII. AU DIEU MERCURE (?) DE PAR LES TRONCS D'ARBRES ET GRACE A JULIUS On sait que les inscriptions impériales en l'honneur d'un Romain divinisé était précédé d'une invocation plus générale à un dieu.

Ici le personnage illustre est un César mais désigné sous son nom de famille ce qui dispense de toute confusion avec un autre des 12 Césars de Suétone.

D'autre part et à condition de se référer au texte latin, les stipites ou stipes, forme diminutive, ont constitué, soit verticaux soit horizontaux, l'élément capital des fortifications romaines à Alésia .

d) Enfin à l'endroit où, dans ce contexte, devrait se trouver le camp de Labiénus (le fameux camp nord), sur la montagne d'Orient dominant le charmant village de Sermizelles subsistent des vestiges de murailles en pierres sèches avec un fossé, conformes à la description de César.
Les murs de pierres sèches (maceria) constituèrent un des dispositifs de défense utilisés à Alésia. De nos jours encore ces pierres sèches (et plates) abondent dans la région et en sont une des spécificités.

Les remarques qui précèdent ne prétendent susciter d'autre intêret que celui accordé à l'hypothèse moins contradictoire sans doute que l'affirmation lorsqu'elle est plurielle. Ces lignes, résumé de l'étude suivante, ne veulent que faire gagner du temps au lecteur bienveillant et qu'éviter d'en perdre au contempteur structurel.

Mise à jour le Jeudi, 08 Avril 2010 14:31
 
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