Alesia et dépendances

 

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La cavalerie gauloise

 

Quatre batailles de cavalerie sont relatées par César dans le livre VII, toutes remportées par lui grâce aux cavaliers germains utilisés en fin de combat pour en décider (I3‑1, 67‑5, 70‑2, 80‑6).. Il faut y ajouter (VII‑53‑2) un engagement également à l'avantage des Romains à la fin du siège de Gergovie. Les trois premières batailles sont livrées par Vercingétorix, la dernière par l'armée de secours à l'initiative de César. Encore une fois cette constance dans la défaite surprend comme elle dut surprendre les Gaulois jusqu'au découragement définitif de l'infanterie gauloise. A l'arrivée de César à Alésia ils étaient terrifiés ce qui se conçoit aisément puisque cette cavalerie invincible échouait chaque fois.
Une bataille de cavalerie pouvait‑elle sauver la Gaule ? En tout cas l'incapacité de la cavalerie gauloise à confirmer la bonne opinion qu'elle avait d'elle‑même fit que le sort de la Gaule fut scellé à cause de ses défaites. La destruction de la cavalerie romaine aurait singulièrement compliqué la tâche de César en le privant des moyens de reconnaissance indispensables, de se ravitailler et surtout d'anéantir un ennemi en fuite après une victoire.
Lorsque Vercingétorix retrouva sa cavalerie sur laquelle il comptait tant derrière les remparts d'Alésia, on peut penser que les échanges manquèrent de chaleur. Lors du combat de cavalerie dit de la Vingeanne Vercingétorix avait assuré ses cavaliers de leur invincibilité et ceux-ci avaient pris l'engagement solennel de ne revenir chez eux qu'après avoir traversé deux fois les rangs ennemis. Vercingétorix, écrit Benoist, ignorait la présence de Germains. Quatre cents Germains avaient déjà décidé de l'issue du combat de cavalerie relaté en VII‑13. Par ailleurs les cavaliers gaulois devaient se soucier beaucoup plus de leurs chevaux, leur bien le plus précieux, que du sort des fantassins dont la condition habituelle était presque servile. Elle comptait 15.000 hommes avant Avaricum.(VII ‑64‑I)
En leur donnant la mission d'aller retrouver leurs peuples respectifs, Vercingétorix comblait sans doute leurs souhaits les plus chers sinon les plus secrets. Pourtant, si à l'intérieur de l'oppidum ils n'étaient guère utiles, en dehors des circonvallations ils auraient pu être une gêne sérieuse pour César. Vercingétorix évitait ainsi une tension interne durant le siège, les chevaux pouvant être l'objet de préoccupations alimentaires antagonistes. La cavalerie de l'armée de secours, sans doute composée en partie d'éléments venus d'Alésia, sera battue elle aussi (VII‑80) alors que les chefs de celle‑ci pouvaient faire l'économie d'un affrontement qui en tout état de cause ne leur aurait pas ouvert les circonvallations. La cavalerie accompagna l'attaque de Vercassivellaunus. Il faisait partie des quatre chefs qui commandaient l'armée de secours, était cousin de Vercingétorix et fut chargé de l'attaque du camp nord. La cavalerie gauloise descendit dans la plaine vers le retranchement romain. Or elle n'intervient pas lorsque César ordonne une manoeuvre d'encerclement à une partie de sa cavalerie. Il y a une énigme des échecs de la cavalerie gauloise qui vaut bien l'oubli dévolu à l'infanterie . "La renommée a toujours eu quelque ingratitude envers la pietaille". (Jean Schlumberger)
Benoist ne commente pas le choix de la Vingeanne comme lieu de la bataille de cavalerie (VII‑67) avant Alésia. Il se contente de noter que la bataille eut lieu entre Dommarien et Montsaugeon. (note 3 ‑ VII‑67). En revanche Constans dont la traduction est de 1926 soit douze ans plus tard écrit ceci (note 3 P.258) " César se dirigeait vers la Province : il abandonnait la Gaule. L'échec devant Gergovie, le soulèvement des Eduens, la menace d'invasion de la Narbonnaise n'étaient pas les seules raisons qui le déterminaient : ses adversaires politiques travaillaient ouvertement à lui interdire un deuxième consulat, et, s'il était coupé de l'Italie, il ne pourrait plus rien contre leurs intrigues. II semble qu'il se soit écoulé environ un mois (juin‑juillet) entre la jonction avec Labiénus et le moment où César se mit en route. M. Jullian (III,p.483,6) pense qu'il séjourna pendant ce temps à Langres. Dans ce cas, le lieu du combat de cavalerie devra être cherché sur les routes qui, au sud de Langres, pénètrent en Franche‑Comté (in Sequanos) : parmi ces routes, on préférera celle de la Tille, et on placera le champ de bataille, avec M. Jullian, entre Asnières et Bellefond (cf. Jullian, III, P.495 n.4 et P. 499 sq.). Napoléon (p.254, n. I) a adopté une hypothèse, très suivie depuis, qui place le champ de bataille dans la vallée de la Vingeanne, autre affluent de la Saone , à l'est de la Tille. Mais c'est trop loin d'Alésia (90 kilomètres) où Vercingétorix parvint, semble‑t‑il, dans la nuit, et César le lendemain (68, I‑2). Nous supposerions volontiers, pour notre part, que César, après avoir été rejoint par Labiénus vers Joigny, a regagné avec ses dix légions30 le quartier général de Sens, et que c'est de là qu'il est parti pour la Province, par la route normale de Tonnerre, Dijon, Saint Jean‑de‑Losne : extremi fines Lingonum, c'est l'extrémité sud-ouest et sud du territoire, à la frontière éduenne. Il faudrait donc chercher le champ de bataille dans la vallée de l'Armançon, au nord‑ouest d'Alise."
Constans estime que César était pressé de revenir à Rome en raison des menées de ses adversaires. Certes mais, et Vercingétorix en tient compte (VII‑66) . "Si, et c'est ce qui paraît le plus probable, les Romains abandonnent leurs bagages pour songer à leur salut, ils se priveront de ce qui leur est indispensable et de leur honneur." César reviendrait après un échec. Adieu le consulat mais surtout ses visées impériales. Il est trop vieux pour ne pas y penser.
A cet âge (49 ans), Napoléon en a 46 à Waterloo, plus tard c'est tout de suite. Vercingétorix le pense, "c'est le plus probable", se précipite et se perd, décision stupéfiante (a‑t‑il eu des assurances des ennemis de César ?) de même que celle de César partant à la conquête de Gergovie avec la moitié de son armée alors qu'il a renoncé avec toutes ses troupes lorsque les Gaulois, privés de leur chef, le défient au (VII‑I9) durant le siège d'Avaricum. Cet épisode n'est‑il pas d'ailleurs beaucoup plus à la gloire des Gaulois que l'affaire de Gergovie ?
La prudence de Constans est d'autant plus justifiée lorsqu'on lit les correspondances suivantes, parues dans Chercheurs et Curieux en juin, juillet, septembre, novembre 1958

 

De Gergovie à Alésia (1957, 40, 224, 335)

Les livres de Colomb sur l'énigme d'Alésia ne sont pas « rarissimes ». L'un d'eux a été réédité il y a un an. On les voit en devanture très fréquemment, en particulier aux Presses universitaires.
Toutes les bibliothèques municipales le possèdent. En particulier celle du V° arr. en possède deux exemplaires.
Colomb, cet ardent patriote franc‑comtois était professeur au Muséum et a laissé un renom de naturaliste.
Mais bien avant lui la question d'Alaise, avait déjà soulevé des orages. II y a plus de cent ans, les académies de Besançon et de Dijon ont échangé des injures « faussaire, illettrée, etc... » . Il n'y a guère plus d'un an, un député dijonnais et un notable franc‑comtois se sont livrés à une polémique d'un ton un peu militaire, quoique l'un soit chanoine et l'autre médecin.
J'ai lu les ouvrages si vivants et si documentés de notre collègue Hubert Elie, où il explique que le partage de l'héritage bourguignon après la mort de Charles le Téméraire a jeté le trouble en Europe pendant des siècles et provoqué des guerres, grandes et petites.   
Le ton de la querelle Alaise‑Alésia me paraît une démonstration de la brillante thèse de M.Hubert Elie.
Les ouvrages auxquels fait allusion notre collègue L. S. sont Georges Colomb, Vercingétorix, A. Fayard, Paris, 1947.
Georges Colomb, la Bataille d'Alésia Marque‑Maillard, Lons‑le‑Saunier, 1950. Il m'étonnerait que ce dernier ouvrage fût épuisé.
Sur la question d'Alésia, il est indispensable de lire Xavier Guichard : Eleusis Alesia, Paillart, Abbeville, 1936.
Malheureusement cet ouvrage considérable est introuvable et ne sera probablement jamais réédité.
Très largement illustré, les clichés ont été fondus sur réquisition allemande au cours de l'occupation.

Gaston Hellevé


De Gergovie à Alésia (1957, 40, 224, 335, 506)

Que l'impossibilité de fouiller le sol d'Alaise en Franche-Comté ne surprenne pas, notre collègue L. S : Tous les chercheurs, comtois ou non, que l'emplacement de l'Alésia  des Commentaires apassionnés ont vu s'élever autour d'eux, objections et refus dès qu'ils ont semblé douter de l'orthodoxie de la thèse bourguignonne.
L'architecte Delacroix qui le premier vers 1850, conclut à l'identité d'Alésia et d'Alaise dans le Doubs, le signale déjà  dans son discours de réception à l'académie de Besançon en 1864.
« Alésia, l'antique métropole de toutes les Gaules, le lieu de la suprême lutte contre la domination de Rome, fut selon l'historien Florus, brûlée et rasée. La vo­lonté de Jules César fut que le silence régnât désormais par‑dessus la cité sainte de ces Gaulois auxquels, selon Tacite et contrairement à la fable imaginée par le complaisant Tite‑Live, le Sénat reprochait d'avoir détruit non seulement Rome et sa citadelle mais encore son Capitole. Ne semble‑t‑il pas, à voir ce qui se passe que la sentence vengeresse n’ait pas cessé de vivre ? »
Mais revenons à la question posée par M. Gabriel Meunier. Après les récits de Dion Cassius, Plutarque, les travaux allemands et italiens, antérieurs au XVIII siècle, selon lesquels Alésia ne peut‑être qu'en Franche‑Comté, le trajet des armées romaine et gauloise a fait l'objet de recherches aussi précises que possible.
Les oppida mis à part, quels qu'ils soient, aucune trace ne subsiste, à ma connaissance, de la marche des deux ennemis à l'exception de quelques tumulus et de quelques fers... à chevaux, retrouvés dans la Vingeanne :
Les Alisiens, dont Napoléon III et son équipe, et plus près de nous Camille Jullian, font venir César vaincu près de Clermont‑Ferrand ,(Gergovie) puis écrasé à Nevers, de Sens ou Joigny. Il aurait suivi la rive droite de l'Armançon et de la Brenne, par Tonnerre et Montbard. Dans ce système , les duo flumina qui baignent la fameuse colline , sont l’Ose et  l’Oserain.
On ne voit pas comment dans ce cas, l'Yonne n'aurait pu être passée pour arriver sur la rive droite de l'Armançon. Mais César n'en parle pas. Il est vrai que  l'étude des passages de fleuves ou cours d'eau  qu'il effectua, n'apporte le plus souvent que des renseignements incomplets ou très relatifs. Si attentif qu'il  fut, dit‑on, à les mentionner, il aurait dû pendant la guerre des Gaules, se livrer à 68 passages. Or 17 seulement sont indiqués, et 51, souvent fort importants, omis.
Pour les partisans d'Alaise, la traversée de la Saône aurait eu lieu au gué d'Amange, au‑dessous de Gray; ç'aurait  été ensuite celle du Doubs et nos duo flumina seraient alors le Lison et le Todeure.
Les ressemblances entre Alise et Alaise sont remarquables, nombreuses, voire troublantes : emplacement, cours d'eau, forme de colline... sans compter dans les deux cités le culte de sainte Reine et près de toutes deux la montagne de Rhéa !
Quoi qu'il en soit de l'aspect physique de ces deux collines, de celui des terrains qui les environne (sic), les savants du monde entier qu'ils intéressent prennent en général pour point de départ de leurs travaux, la phrase du livre VII des Commentaires : « César, afin de pouvoir plus facilement porter secours à la province romaine, se dirigeait vers la Séquanie par l'etxrême frontière lingone ».
Le chemin le plus court, le plus facile ‑quo facilius ‑ qui s'offre à César vaincu et affaibli n'est pas celui qui le conduirait à Alise  en Bourgogne, place forte des Eduens alliés des Gaulois et soulevés contre lui.
Il est plus conforme à son texte de le chercher dans les passages naturels du pays bas de la Séquanie, aussi exactement déterminés que ceux des plateaux du Jura : la Saône, la Terre Sèche, les anciens chemins de Besançon, les environs de Salins, enfin au sud de Besançon, commandant les voies qui vont à la province romaine, la colline et petit village d'Alaise.
Ayant lu cette réponse à un de nos amis, lecteur de la revue, spirituel et érudit autant que bénédictin de stricte observance, nous en avons reçu la lettre suivante :
« La lecture de ces quelques coupures m'a donné une joie folle ! C'est inimaginable. « Si Votre Majesté veut creuser à cet endroit. Elle trouvera peut‑être quelque chose ». La Majesté en question pioche et trouve une épée. Miracle ! Vive Badinguet! Et des monnaies donc. On ne peut même plus les compter correctement. Et des talus ! Voilà de la Science au moins. Comediante! Mais c'est en 1870 qu'il fallait déterrer de vieux sabres, remuer des talus, faire manoeuvrer des milliers de combattants sur le terrain et plus des allumettes sur la table du Café du Commerce. Tragediante!...
« Le XIXième a été vraiment le siècle des canulars : I1 y a eu la mâchoire de Piltdown et une race entière d'hommes, une tiare et toute une civilisation. Il y a eu au XXième, Glozel et les Vermer (sic). Il y a peut‑être les spoutnik et consorts...
« Les masques d'Ensort ne sont pas assez laids pour traduire ce que furent ces hommes. Si je devais, à leur propos, chercher quelque chose dans l'art, c'est l'Indifférent de Watteau qui traduit le mieux ce que je pense : une gambade, un éclat de rire, et cela continue...
« Ne pourriez‑vous pas entrer en relations avec le docteur Delacroix ? Il me semble avoir de la jugeotte et de l'humour. Je sais que vous aimez cela.
« Je n'ai encore rien trouvé sur les fouilles d'Alaise. C'est vraiment curieux. I1 est très imprudent pour des archéologues de ne pas être objectif. C'est presque un suicide. N'envoyez pas votre article avant d'avoir lu les coupures de journaux. II faut, je crois, faire allusion à ces recherches.
« I1 est bien dommage qu'Alésia soit à l'autre bout du vieux pays, j'aimerais donner quelques coups, de pioche, bien que je ne sois pas l'Empereur ».

Les coupures de journaux dont s'agit contiennent des articles du descendant de l'architecte Delacroix et de Jeandot, deux comtois, sur la bataille d'Alésia, Napoléon III et les historiens à sa solde, les retranchements d’Alise–Sainte Reine…bref, les arguments nouveaux qui s’opposent à la thèse officielle, au dogme d’Alésia : Alise–Sainte Reine.

Dom Grapin

 

De Gergovie à Alésia (1957 ; 40, 224, 335, 506, 623)

 

Je lis dans le numéro de juillet une communication de Dom Grapin au sujet d'Alésia.
Parmi les renseignements fort intéressants qu’il donne je trouve le membre de phrase suivant : « Il ne subsiste aucune trace de la marche des deux ennemis (les Romains et les Gaulois) à l’exeption de quelques tumulus et de quelques fers à chevaux ».
N’y a-t-il pas erreur ?
On considère que la ferrure des chevaux était ignorée en Europe occidentale pendant la période gréco­romaine et durant le haut moyen âge. Certains peuples essayaient de protéger le sabot de leurs chevaux par des sortes de sachets de cuir; les Romains, pour durcir les sabots de leurs montures obligeaient ces dernières à se tenir à l'écurie sur un lit de cailloux, mais ces diverses dispositions ne remplaçaient pas les fers .
Les chevaux non ferrés se blessaient aux pieds lorsqu'on leur imposait de longues étapes, des charges lourdes, ou lorsqu'ils galopaient sur du terrain dur. Cela explique que de grands capitaines de l'Antiquité tels que César, Trajan , Constantin, aient été surtout des généraux d'infanterie et ne se soient servi de la cavalerie que comme troupes auxiliaires.
La ferrure, comme d 'ailleurs l'étrier, ne furent introduits en Europe occidentale­ qu'au IX ou X ième siècle (on ignore la date exacte) soit par les arabes d’Espagne soit par les Mongols, ce qui permit le développement de la cavalerie lourde, du « chevalier » puissamment cuirassé.
Il est donc à peu près certain que Vercingétorix n’a pas laissé derrière lui de fers à chevaux.

J.B.V.



De Gergovie à Alésia (1957 ; 40, 224, 335, 506, 623, 805)

Un homme très étonné s’il avait lu les renseignements fort intéressants de M.J.B.V. eût été le second empereur des Français. L'honnête Quicherat, archéologue célèbre, directeur de 1’École des chartes aurait trompé, sans le vouloir, son maître et élève ! Ces fers à chevaux, « témoins irrécusables de la lutte » livrée par des armées ennemies en Bourgogne près d'Alésia, ne présenteraient aucune valeur de témoignage !
C'est en effet à Napoléon III ‑ Histoire de Jules César, livre III, chapitre X, ‑ que nous devons le récit détaillé de la découverte de ferrures à clous romaines et gauloises dans la Vingeanne.
«  II faut ajouter, écrit cet auteur, que les cultivateurs de Montsaugeon, d'Isomes et de Cusey trouvent depuis plusieurs années, en faisant des fossés de drainage, des fers à cheval enfouis à un ou deux pieds dans le sol. En 1860, lors du curage de la Vingeanne, on a extrait du gravier de la rivière à deux ou trois pieds de profondeur, par centaines, disent les habitants, des fers à cheval d'un métal excellent. Ils sont généralement petits et portent dans tout le pourtour une rainure où se loge la tête du clou. Un grand nombre de ces fers ont conservé leurs clous, qui sont plats, ont la tête en forme de T et sont encore garnis de leurs rivets c'est‑à‑dire de la pointe qu'on replie sur la corne du pied, ce qui n’indique pas que ce sont des fers perdus mais bien des fers d'animaux morts, dont le pied a pourri dans la terre ou dans le gravier. On a recueilli trente‑deux de ces fers à cheval. L'un deux (sic) est frappé au milieu du cintre d'une marque qu'on rencontre quelquefois sur les obiets celtiques et qui a une certaine analogie avec l'estampage d'une plaque de cuivre trouvée dans un des tumulus de Montsaugeon.
«  Si l'on songe que la rencontre des deux armées romaine et Gauloise ne fut qu'une balaille de cavalerie, où s'entrechoquent vingt à vinqt‑cinq mille chevaux, on trouvera sans doute intéressant les faits qui viennent  d'être signalés, quoiqu'ils puissent cependant se rapporter à un combat postérieur ».
L'empereur mystifié dans l'affaire Alise‑Alésia a bien soin de glisser une réserve dans son texte sur l'origine des fers à chevaux trouvés dans la petite rivière bourguignonne.
Je sais d'autres amateurs de fouilles contemporaines plus prudents encore que notre César, ignorant, sans qu'on songe à lui reprocher, les travaux devenus classiques de Lefevre des Noëttes.
Récemment, Lucien Lièvre et Sgobaro-Dumont offraient la photographie d'objets extraits de la voie antique « sur la croix » à Mandeure : deux fers à cheval, une pointe de flèche. Le texte d'accompagnement, qu’aucune obligation  ne force à lire, renvoie dans une note à un bref résumé des études relatives à l'origine des fers à chevaux anciens. Camille Julian qui admet l'usage de la ferrure à clous chez les Gaulois, Nicard, Duplessis, Quicherat, Saint‑Venant, Salomon Reinach sont cités tour à tour sans qu'interviennent une conclusion personnelle et pertinente.
Cependant Georges Matherat qui dirigea les fouilles de l'emplacement du camp romain‑du‑Bois‑des‑Côtes près Clermont‑en‑Beauvaisis, n'hésite pas à mentionner parmi les objets sortis de terre «  des fers à chevaux romains de type ferrure à clous »
En résumé, quelle que doive être l'opinion de nos petits‑enfants sur ce sujet archéologique des plus controversés, je pense avec les partisans d'Alaise, avec aussi M. J.B.V. que les armées romaine et gauloise n'ont pas laissé derrière elles en Bourgogne, des fers à chevaux.

Dom  Grapin.

 

Je signale cet opuscule de 62 pages la Vérité sur Alésia par F. Butavand, Charles‑Lavauzelle et Cie, Paris‑Limoges-Nancy, 1933, qui réfute en toute logique Alésia‑Alise et, analysant les Commentaires de César, détermine que le pays des Mandubiens (Mandubia ou Mandua ou Mantua) était la région de Nantua et appuie la thèse Alesia‑Izernore  (au N‑E. de Nantua).
La thèse Alésia‑Alaise a été très largemment développée par Georges Colomb dans son ouvrage la Bataille d'Alésia, éditions Marque‑Maillard, Lons‑le‑Saunier, 1950.
De ce dernier auteur et sur le même sujet : l'Enigme d'Alésia, 1922 (,Armand Colin); Pour Alésia contre Alésiia, 1926 (Armand Colin); Vercingétorix, 1947 (A, Fayard).

Rod‑Est.

 

Après la prise d'Avaricum, César décida de s'emparer de Gergovie où le chef gaulois l'avait devancé... Les opérations comprirent trois épisodes. Selon la coutume romaine, on établit d'abord dans la plaine au nord d'Orcet un camp dont les fouilles, ordonnées par Napoléon III, faites par le colonel Stoffel et reprises par le P. Gorce (1936‑1939) ont montré l'emplacement... Pour éviter les attaques quotidiennes des Gaulois, César occupa par surprise un lieu plus favorable, le monticule de la Roche‑Blanche où il fixa son petit camp qu'il relia au grand par deux tranchées. Ensuite il se résigna à prendre Gergovie d'assaut. Par une fausse attaque près des hauteurs de Risolles, il attira le gros des forces de Vercingétorix à l'orient, puis il lança ses légions à l'escalade par le versant méridional, le moins abrupt.
Le premier rempart était déjà tombé, lorsque les Gaulois comprenant la ruse, revinrent au pas de course et obligèrent les Romains à battre en retraite. César abandonna Gergovie. (D'après René Rigodou, Histoire de l'Auvergne, Presses universitaires de France, 1948).

Mme A. Quoy

 


 

30 Pourtant 6 et 6 = 12 légions

Mise à jour le Lundi, 12 Avril 2010 17:43
 
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