Alesia et dépendances

 

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De la prétendue imprécision de César

 

On sait que César disait des Gaulois qu'ils avaient tendance à refuser la réalité pour ne voir que ce qu'ils avaient envie de voir. Cela leur avait joué des tours. Il n'est pas interdit de penser que la multiplicité des Alésia potentiels et leur acrimonie réciproque paraît illustrer ce travers ancestral.

A Waterloo on croit à l'arrivée de Grouchy, c'était le prince Blücher.

Le corollaire de cette richesse historique entre des lieux qui ne ressemblent pas à la description de César pas plus qu'ils ne se ressemblent entre eux est d'affirmer que la faute en incombe à César dont les descriptions étaient imprécises et incomplètes ce qui remet en cause l'écrivain et non pas les lecteurs alors que sa présence sur les lieux pendant plus d'un mois lui avait donné le temps de les examiner.

Faire de César le responsable de ces erreurs témoigne d'une outrecuidance qui l'emporte quand même de beaucoup sur celle qui consiste à douter de ceux qui hantent "le palais flamboyant de haut ciel empyrée" de l'infaillibilité autoproclamée.
César bien au contraire est très précis car le site tel qu'il le décrit n'est pas habituel: on a déjà dit que le professeur Berthier n'en répertoria que deux, à Syam et à Alise. Celui de Blannay au confluent de la Cure et du Cousin, limitrophe de son qualidratère pouvait lui échapper sur une carte au 1/50.000 et ce fut le cas (on rappellera que le professeur Berthier dans sa brochure de présentation aux autorités savantes bourguignonnes s'est trompé de moitié dans son échelle ce qui a échappé aux dites autorités qui n'en étaient pas à ça près).

 

Pour finir on rappellera aussi que Constans, dont il n'est pas question de contester le savoir, mais à due réciprocité la bonne foi, traduit (VII-69-2) "duo flumina" par "des cours d'eau" ce qui est inexact évidemment et ne contribue pas à dissiper cette sotte accusation d'imprécision faite à César. Au cas où la pertinence de cette traduction serait mise en doute, on renvoie à la note 2 du chapitre 69 de Benoist (Hachette 1912).
Cette rareté du site n'avait pas échappé à César qui en la décrivant savait qu'elle était significative et suffisante. Qu'aurait-il pu ajouter de plus ?

 

Ce qui précède montre que lire César dans le texte latin ou dans une traduction n'aboutit pas au même résultat. Ne confondons pas tambour et piano. Dire que 2 et 2 font 4, l'affirmer sera forcément péremptoire aux oreilles de ceux qui l'ignorent tout en ayant une culture assez vaste pour informer les foules du sens de ce mot (péremptoire).
Ils suivent les traces de Léautaud et de Max-Pol Fouchet.
La gloire de Napoléon III hissée sur le mont Auxois et, nouvel Erostrate, sur ses débris en exalte plus d'un. Un vétilleux censeur écrit, après avoir observé qu'il ne voit pas de différence entre le site d'Alise et la description de César, que celui-ci est imprécis. De deux choses l'une : ou tout correspond et César est précis, ou César est imprécis et on ne peut s'y référer.
Il reste la troisième solution : que César soit précis et que sa description corresponde mal à Alise.
En revanche le respect de la tradition manifesté par le même érudit avec éclat à l'égard du site de la bataille reconnu tel depuis 52 avant J.0 par les habitants est infiniment respectable.

Certes il n'y a pas d'endroit appelé "Champs de la bataille" à Alise mais ils sont à Blannay. FATALITAS!


La description du site d'Alésia par César suscite beaucoup de critiques puisque pour qu'elle soit reconnue exacte par les partisans de tel ou tel endroit elle devrait leur être conforme ce qui n'est pas le cas bien entendu. Cette inexactitude est généralement imputée non pas à la maladresse de César mais à sa malignité, erreur volontaire destinée à tromper au sujet de l'emplacement précis d'Alésia. (On écartera du débat les lecteurs, même répétitifs, de la seule traduction de Constans).
Pourquoi César aurait—il agi ainsi puisqu'il donne le nom de la ville, capitale des Mandubiens, dont la situation géographique est connue ?

Cacher où était Alésia aux contemporains est une éventualité que ne pouvait envisager César car tout le monde gaulois et les marchands romains savaient où se trouvait la capitale des Mandubiens. Sa description a pour rôle de donner un aperçu des difficultés qui attendaient les légions.

Ajoutons qu'elle devait convenir aux circonstances du siège telles qu'elles sont relatées dans les Commentaires sous peine qu'ils ne perdent leur cohérence.


Enfin si César avait décrit un paysage sans rapport avec celui existant, quand même connu, il risquait, alors qu'il s'agissait de l'épisode le plus connu et le plus important de la guerre des Gaules, de nuire définitivement à sa crédibilité auprès de Pompée, de Sénat des Romains.


C'est déjà suffisamment grave, avec une description exacte, de perturber l'élite des chercheurs consacrés.

Mise à jour le Dimanche, 24 Mars 2013 19:49
 
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