Alesia et dépendances

 

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La plaque d'Alise



Les partisans d'Alise excipent d'arguments suffisamment décisifs pour que s'y rallient les plus brillants représentants de la thèse officielle. Ici il s'agit de la fameuse plaque portant une inscription mentionnant Alésia identifiée dans le "in Alisiia" terminant ce texte (In cauda venenum en quelque sorte) en l'occurrence.

 


MARTIALISDANNT …
I EVRV.VCVETE – SOS…N
GOBEDBI – DVGII N…
VCVETIN
IN ALISIIA

 


La tradition depuis plus d'un millénaire voit dans le village auxois l'oppidum gaulois. Pourquoi l'en blâmer : il était bien inutile de se refuser l'appui d'une quasi homonymie. Mais n'est-on pas autorisé après avoir accepté le verdict de la tradition dans son évidence, à se poser la question suivante : si Alésia et Alise avaient le même nom cette plaque n'a-t-elle pas vocation à désigner Alisiia plutôt qu'Alésia ? C'est quand même le nom du village.

Les érudits ne manquent pas de souligner qu'elle est en caractères romains et donc qu'elle a été gravée sous l'occupation romaine. Or les Mandubiens avaient disparu dès -52 et dans le chapitre 78 du livre VII. Si survécurent des hommes ils n'étaient ni Eduens, ni Arvernes : leur avenir était dans la captivité. Lorsque les malheureux jugés inutiles au combat en raison de leur santé ou de leur âge sont chassés de l'oppidum, suivis des Mandubiens, de leurs femmes et de leurs enfants, les assiégés discutent de la nécessité de s'entredévorer sur une proposition de Critognat (VII-77). Repoussés par les Romains tous ces exclus ne durent pas survivre longtemps. Dans Alésia le blé était épuisé (VII-77). Benoist ( note 5-VII-78-5) rappelle que Dion Cassius nous dit que "ces malheureux moururent de misère". Benoist ajoute que les Romains, ce qui est confirmé par Cicéron dit-il, souffrirent aussi de la famine. Mais tant que l'armée de secours n'était pas là, ils purent se ravitailler. Celle-ci ne mena pas de siège et sa présence fut de courte durée. César écrit: (VII-74-2) : "Mais afin de ne pas être obligé de prendre le risque de sortir du camp il ordonne que tous aient trente jours de nourriture et de blé".
Dès lors que la cavalerie gauloise était dispersée, elle ne constituait plus un danger pour les fourrageurs. Durant le siège d'Avaricum Vercingétorix partit avec sa seule cavalerie tendre un piège aux fourrageurs romains qui affrontèrent là d'autres dangers. Cela dit, la disette romaine condamnait les Mandubiens.

Etablir une corrélation entre le texte de cette plaque à propos des forgerons mandubiens et Alésia sous l'Empire est incompatible avec la disparition des Mandubiens sauf à être en contradiction avec César, inconvénient certes négligeable pour les défenseurs d'Alise. Que les habitants de la région défendent leur patrimoine réel ou imaginaire avec passion, pourquoi pas.  Mais de la part de chercheurs couronnés et reconnus (par eux-mêmes il est vrai) cela devrait surprendre mais quel risque encourent-ils à se tromper comme les autres et à rester dans les sentiers battus ? Ainsi que le  proclame un des plus perspicaces de ces aventuriers de la compilation quel crédit accorder à une nouveauté si elle n'a pas été soutenue avant ? Georges Hyvernaud a bien décrit cet état de quiétude de l'universitaire (Carnets d'oflag p.30 Le Dilettante) :
" La culture humaniste : on n'y risque rien. La faute ne compte pas. Un contresens n'est qu'un contresens, un solécisme qu'un solécisme "
" Mais l'apprenti gâte une chose précieuse, matière ou machine. L'erreur ici implique sa sanction, est sanction. Inflexible règle du travail : on ne se trompe jamais impunément."

On sait par exemple que l'adulescens (faux ami) peut avoir jusqu'à 46 ans. (Cf le de Senectute). Pourtant les plus illustres spécialistes affirment que Vercingétorix était un tout jeune homme (une vingtaine d'années ..). Peut-être mais c'est une erreur de le déduire de la parenté phonique d'adulescens avec adolescent.
Notons que la plaque d'Alise n'a de sens que si elle est postérieure à Alisiia. Qu'apporte-t-elle de plus probant dans ces conditions que le nom du village dans son cheminement onomastique jusqu'à nos jours. La plaque parle d'Alisiia parce que c'est le nom du village, celui-ci ne s'appelle pas ainsi à
cause de la plaque. La plaque n'a pas donné son nom à l'endroit : il s'appelait ainsi et a continué à s'appeler ainsi. En outre on sait qu'en général il ne restait rien des villes prises par les Romains. La pax romana sentait le fagot.

Tout cela pour répondre à une observation fort aimable mais sibylline sur le sujet. Cette amabilité n'est pas le lot de tous : avec quelle hauteur certains érudits n'ont-ils pas taxé d'absurde l'hypothèse Blannay/Givry parce que l'ensemble Beustiau-Galimard était trop petit pour accueillir l'armée gauloise. La surface du site est de 220 ha. Celui qui leur est cher, Alise, a une surface de 97 ha.

La plaque dont il est question ici ne devrait pas faire oublier celle reconstituée du musée d'Avallon dont les débris furent retrouvés sur le Montmarte. (Quelques lignes lui ont été consacrées dans cette étude. Voir Puzzle et rébus).
Il est vrai qu'il faut préalablement s'intéresser un peu au latin ce qu'on est en droit de n'exiger de personne alors que le plus éminent des spécialistes ne semble pas y chercher sa vérité.
La voici pour mémoire (Victor Petit p.I83. Librairie Voillot Avallon).

N°199- Inscription antique        N°200-Inscription restituée

 

 

Mise à jour le Mardi, 07 Juin 2011 17:02
 
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