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Les légions de César en 52

 

Il a été plusieurs fois question dans cette étude du nombre des légions de César en 52, résolument approximatif, 10 ou 12 légions étant avancé par les spécialistes. Une telle unanimité pouvant s'expliquer par l'existence d'une source commune, sa propre inexactitude éventuelles ajoutant une note de véracité supplémentaire à cette hypothèse, il s'avérait concevable de la chercher.


En premier lieu faut-il parler d'approximation et non d'erreur lorsque le texte, César, est clair, au contraire des multiples cas où celui-ci favorise la polémique par une imprécision voulue ou non ? Il est vrai que, lorsqu'il y a évidence, ce n'est pas forcément celle apparente : cela a été suggéré ici même par exemple à propos de "perspecto urbis situ" (VII-68-3). Mais comment procéder à la recherche de cette source puisque, hors le simple grégarisme, chacun garde le silence sur sa démarche ?
Le latin étant négligé le plus souvent, le recours à une traduction devient obligé, Constans en général, d'autant plus qu'il considère qu'Alésia fut à Alise. Or une note de celui-ci apporte peut-être une explication (peut-être, car nul n'avouera que son latin s'arrête aux notes de Constans).
Cette note de Constans existe. Avant de l'examiner, il faut rappeler que César à la fin de la campagne de 53 avait laissé 2 légions auprès de Trévires, 2 légions chez les Lingons, 6 à Sens soit I0 légions (VI-44-3). Il avait au début de 52 procédé à une levée en Gaule cisalpine (Benoist VII note I), un supplementum. Lorsqu'il part au secours des Boiens il laisse deux légions à Sens (VII-I0-4) à la garde des impedimenta. La note de Constans (note I p. 216 Edition 1995 VII-9-5)(1) au mieux est confuse : Pourquoi créer une équivoque sur "reliquas legiones" celles moins les 2 chez les Lingons ? Pourquoi les Rèmes au lieu des Trévires et pourquoi surtout serait-ce ces 2 légions chez les Rèmes qui seraient à Sens ? Quand 2 légions sont chez les Rèmes César l'écrit : voir au VII-90-5. César laisse 2 légions à Sens (VII-I0-4) à la garde des bagages, mission à la portée des recrues. En effet ces 2 légions (voir VII-57-I) sont le supplementum levé par César en Italie (VII-I-I): " la nouvelle levée venue récemment d'Italie" était déjà à Sens.
Il ne s'agit pas de troupes de renfort que Labienus venait de recevoir d'Italie (VII-57-1) comme traduit Constans.
Falsification du texte dont le besoin échappe encore que chez Constans il est rare que ses choix soient gratuits surtout s'il en va des siens.


En définitive il y a 2 légions auprès des Trévires, 6 chez les Sénonais, 2 chez les Lingons et les 2 du supplementum soit 12 légions, chiffre correspondant au partage du VII-34-2 et au VII-57-1). Par conséquent la trahison du texte par Constans indiquée plus haut s'explique puisqu'en note I - P.216, il a organisé à sa manière la garde de Sens par César. Il n'y a plus de place pour le supplementum levé par César (VII-I-I). Exit ce supplementum et place au renfort imaginaire reçu par Labienus.


C'est à partir des 10 légions laissées en Gaule par César en 53 que Constans détermine la garnison de Sens en 52 et la nouvelle levée soi-disant reçue par. Labienus n'est pas chiffrée. Comment aurait-elle pu l'être puisqu'elle est le fruit de l'imagination de Constans ? Il n'explique pas plus pourquoi la garnison de Sens constituée par César (VII-I0-4) aurait dû être changée alors que les troupes de ce renfort n'eussent pas du tout connu leurs postes de combat mais il ne va pas s'arrêter à des considérations aussi anecdotiques.
Les lecteurs de Constans sont donc réduits à une approximation tributaire de ses déductions. Pourquoi se livreraient-ils à une vérification à partir du texte latin puisqu'en général ils ignorent le latin et que le sommet de la hiérarchie ratifie au nom d'Alise et de sa propre ignorance du latin. Comme me conseillait aimablement avec un rien de condescendance un membre du CNRS :"Lisez d'abord Carcopino". En effet (si Carcopino s'aperçu de quelque chose, l'éditeur n'en a pas profité)

Il est vrai que Constans n'a pas dû consulter Benoist (note I-VII-57) paru en 1912 : "eo supplemento" : les troupes levées pendant l'hiver dans la Gaule Cisalpine, cf. VII-I-1).
Enfin un amateur éclairé pose la vraie question:
-Croyez-vous que cela a une quelconque importance de savoir si César avait 10 ou 12 légions en 52 ?
-Pour vous aucune, pour César beaucoup.

 



(1)Note Constans p. 216.
Reliquas ... in unum locum. Il y avait deux légions chez les Rèmes, six à Sens. Si reliquas désigne les huit, le lieu de concentration doit être cherché vers Chatillon-sur-Seine (Stoffel). Mais I0-4 semble indiquer Sens. Dans ce cas, reliquas désigne seulement les deux légions des Rèmes.
N.B - A propos du choix des troupes les moins aguerries pour la garde de camps citons,           "Quinque cohortes, quas minime
firmas ad dimicandum esse existimabat, castris praesidio relinquit." (VII-60-2)

Mise à jour le Lundi, 12 Avril 2010 18:33
 
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